Des rues de Bandalungwa, plus connu sous le nom de Bandal, à Kinshasa, l’un des quartiers les plus légendaires et résilients du Congo, jusqu’à la scène mythique du Stade de France, l’icône mondiale Fally Ipupa s’apprête à accomplir ce que seuls les artistes d’exception parviennent à réaliser : élever un parcours personnel au rang de moments historiques et légendaires, et en faire une source de fierté nationale et internationale.
Depuis plus de deux décennies, la superstar congolaise contribue à faire rayonner la musique africaine sur la scène mondiale, devenant l’une des voix emblématiques de la rumba congolaise moderne et de la pop africaine. Avec plus de 20 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, plus de 3 milliards de streams à travers le monde et une reconnaissance internationale, notamment une nomination aux BET Awards dans la catégorie Meilleur artiste international, Fally Ipupa s’est bâti une carrière véritablement mondiale tout en restant profondément ancré dans l’âme musicale du Congo.
Force est de constater l’impact mondial, immediate et incontestable de l’Aigle. En effet, dès sa sortie, Fally Ipupa s’impose une fois de plus comme une force internationale majeure : un Top 10 mondial sur Spotify (#9), une entrée fracassante au Royaume-Uni (#7), et près de 20 millions de streams en seulement 10 jours. Le single “Jam” en featuring avec Wizkid explose dès sa première semaine avec 4,4 millions d’écoutes, se hissant directement à la 4e place du classement UK Afrobeats radio. Bien plus que des chiffres, ces performances confirment que la musique congolaise, portée par Fally Ipupa créent de véritables ponts.

Son ascension repose sur la discipline, la constance, la capacité à se réinventer et une loyauté inébranlable envers sa culture. Qu’il s’agisse de faire salle comble à l’emblématique Accor Arena ou de devenir le premier artiste solo africain à remplir la Paris La Défense Arena, la plus grande salle de spectacles d’Europe, Fally a maintes fois repoussé des limites que beaucoup croyaient infranchissables. Il a également fait salle comble dans toute l’Europe, de l’OVO Arena de Wembley à l’ING Arena de Berlin, ainsi que dans les grands stades d’Afrique, prouvant ainsi que l’impact et la domination de la musique congolaise s’étendent bien au-delà des frontières.
Aujourd’hui, avec deux concerts consécutifs à guichets fermés au Stade de France, il atteint un nouveau sommet. Ces concerts sont plus que de simples performances, ils sont la preuve vivante que peu importe d’où l’on vient, qui a douté de nous, qui n’a pas su voir notre lumière, ou quelles circonstances ont tenté de nous confiner; quand on croit en soi, qu’on fait taire le bruit et que l’on continue à s’élever au-delà de ses propres peurs, on devient intouchable ; notre succès devient indéniable, et il est tout simplement impossible pour nos détracteurs de nous détrôner.
Parallèlement, Fally Ipupa a franchi une nouvelle étape historique : il est devenu le premier artiste africain à occuper la première place des ventes d’albums en France. Au-delà des classements et des chiffres, ça nous rappelle une fois de plus que les sons, les langues, les rythmes et le talent artistique africain sont à l’avant-garde de la culture mondiale.
Ce qui rend Fally Ipupa exceptionnel, ce n’est pas seulement les sommets qu’il a atteints, mais la manière dont il y est parvenu. À travers sa musique, il a préservé et réinventé la rumba congolaise, un trésor culturel reconnu par l’UNESCO, en mêlant son élégance intemporelle aux influences de la pop contemporaine, du R&B et de l’afropop. À travers son action humanitaire, il s’est associé à des organisations telles que l’UNICEF, l’UNESCO et le Programme des Nations Unies pour le développement afin de venir en aide aux enfants et aux communautés vulnérables de la République démocratique du Congo.
Alors qu’il entame un nouveau chapitre avec son prochain album XX, qui comprend des collaborations avec Wizkid, Angélique Kidjo, Joé Dwèt Filé, DJ Maphorisa et d’autres, Fally rappelle au monde que l’évolution et le patrimoine peuvent aller de pair.

Mais l’une des vérités les plus remarquables à propos de Fally Ipupa est qu’il n’a jamais oublié ceux qui se sont élevés avec lui depuis le tout début ; ainsi, tout au long de son parcours, l’Aigle n’a jamais volé seul.
Alors que de nombreuses stars s’élèvent et laissent tout le monde derrière elles, Fally s’est élevé en emportant les autres dans son sillage. Ses amis d’enfance, ses managers de confiance, les musiciens, les danseurs devenus ses frères, les artistes qu’il a aidés à s’épanouir, sa famille élargie et ses proches ont tous continué à faire partie de son parcours. À une époque où de nombreuses équipes s’effondrent sous le poids de l’ego, de l’argent, de la pression et du temps, son cercle a perduré décennie après décennie. Une telle longévité est rare, et cette unité n’a pas de prix.
Fally a depuis longtemps démontré que la loyauté n’est pas un luxe, c’est un principe. Et la loyauté que son groupe et son équipe lui ont témoignée au fil des ans a été égalée par la loyauté qu’il leur a témoignée en retour. Le respect a été réciproque. Le succès a été partagé. La croissance a été collective.
Ainsi, lorsque l’histoire s’écrira au Stade de France, ce ne sera pas un homme seul sous les projecteurs. Ce sera une fraternité, une famille, un mouvement, une équipe qui a cru ensemble, s’est sacrifiée ensemble, est restée unie, et qui va désormais triompher ensemble.
L’ascension de l’Aigle
Il se surnomme Aigle, et ce nom n’est pas le fruit du hasard. Les aigles s’élèvent au-dessus des tempêtes tandis que d’autres fuient la pluie. Les aigles voient au-delà de l’horizon tandis que d’autres ne voient que l’obstacle devant eux. Ils n’agissent pas par peur, mais avec vision, conviction et passion. Là où d’autres voient des limites, Fally Ipupa voit de prendre de l’altitude.
Tout au long de son parcours, l’icône congolaise a refusé de se laisser définir par les tempêtes. En vérité, ces tempêtes sont devenues son terrain d’entraînement. La douleur d’avoir perdu ses parents et d’affronter la vie en tant qu’orphelin ne l’a pas brisé, elle lui a appris jusqu’où il était capable de s’envoler.
Dès son plus jeune âge, il a senti que la grandeur vivait en lui, même s’il ne pouvait pas encore mesurer les sommets que le destin lui avait réservés. Il a donc appris très tôt à garder les yeux audessus du tumulte, jamais en dessous. Il a compris que le succès et la vision appartiennent à ceux qui s’élèvent.
Il a avancé avec détermination, avec discipline, avec foi en ce qu’il pouvait devenir ; ce faisant, il a prouvé une vérité intemporelle : on ne peut détrôner quelqu’un qui refuse de cesser de s’élever.
Depuis plus de deux décennies, Fally Ipupa incarne la constance au plus haut niveau. Alors que les tendances allaient et venaient, que les industries changeaient, que les algorithmes tentaient de dicter les goûts, il est resté ancré dans son art avec excellence.
Sa voix, suave, imposante, indéniablement et congolaise sans complexe, est devenue la bandeson de générations à travers l’Afrique, l’Europe et la diaspora. Son art véhiculait le romantisme, l’élégance, la douleur, la célébration et le style. Mais au-delà de la mélodie, il portait en lui une ambition : la conviction qu’un garçon de Bandal pouvait conquérir le monde sans renier ses origines.
Une discographie bâtie sur la grandeur
Très peu d’artistes peuvent se targuer d’une telle longévité tout en continuant à dominer les générations, les cultures et les époques changeantes. Fally Ipupa a maîtrisé les deux. Depuis près de deux décennies, il a accompli ce que beaucoup pensaient impossible : rester pertinent et rester un créateur de tubes tout en évoluant constamment.
Depuis le brillant succès de Droit Chemin (2006/2007), le projet qui a annoncé l’arrivée d’un futur géant, Fally a révélé une voix élégante, séduisante et instantanément inoubliable. Les chansons de cette époque l’ont imposé comme une force à part entière.
Puis vint Arsenal de Belles Mélodies (2009), un titre qui s’est concrétisé. C’était en effet un arsenal de mélodies, de charisme, d’écriture et de tubes intemporels qui a consolidé son règne à travers l’Afrique centrale, les marchés francophones et la diaspora.
Avec Power « Kosa Leka » Vol. 1 (2013), Fally a affûté son talent. Le projet était empreint d’ambition, de modernité et de style, révélant un artiste refusant de se cantonner à un seul registre. Il ne se contentait plus de dominer la musique congolaise, il se positionnait pour s’imposer sur la scène mondiale.
Puis vint Tokooos (2017), un tournant décisif. Ici, Fally a dépassé les frontières et les barrières linguistiques, mêlant ses racines congolaises à des sons urbains, de l’afro-pop et des influences internationales. C’était le son d’une superstar africaine refusant d’être cantonnée dans un genre.
Avec Control (2018), il a fait preuve de confiance et d’autorité, prouvant que la constance n’était pas une question de chance, mais de discipline.
L’ère Tokooos II (2020–2022), incluant Tokooos II Gold, a mis en avant une réinvention au plus haut niveau. De nombreux artistes s’éteignent avec le temps. Fally a utilisé le temps comme carburant.
Puis vint Formule 7 (2022), un retour triomphal à la rumba congolaise, une véritable leçon de maître et un rappel que, tandis que d’autres courent après les tendances, les véritables icônes peuvent revenir à leurs racines tout en continuant à dominer les classements.
Le pouvoir de la collaboration
Un autre aspect marquant de la carrière de Fally Ipupa réside dans la richesse et la diversité de ses collaborations, qui créent des ponts entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Ces collaborations sont des dialogues artistiques qui mettent en valeur sa polyvalence tout en préservant sa signature unique.
Qu’il s’agisse de travailler avec des figures mondiales comme Wizkid ou de s’associer à des poids lourds francophones tels qu’Aya Nakamura, Booba, Ninho et Dadju, Fally n’a cessé d’élargir son public tout en affirmant l’influence mondiale de la rumba congolaise. Sa collaboration avec Olivia Longott, alors au sommet de sa carrière, a également marqué son entrée précoce dans le mainstream américain.
Parallèlement, il s’est associé à des légendes africaines telles qu’Angélique Kidjo et Youssou N’Dour, alignant son nom sur ceux qui ont porté la musique africaine à travers les générations. Il s’est également associé à des voix modernes comme Joé Dwèt Filé, prouvant ainsi sa capacité à rester en phase avec le pouls d’une nouvelle ère.
À travers toutes ces collaborations, Fally Ipupa a accompli quelque chose de rare : évoluer entre les mondes sans jamais se perdre.
Enchaînements de tubes époques après époques
Fally est une véritable légende qui a su créer des souvenirs grâce à son art. Depuis plus de vingt ans, il a marqué des époques, ce que tout artiste recherche, mais que peu parviennent à réaliser et à pérenniser. Son répertoire n’est pas seulement une collection de chansons ; c’est la bande originale de la vie des gens.
Les fans reviennent sans cesse vers des titres intemporels tels que « Liputa », « Sweet Life », «Kiname », « Bad Boy », « Likolo », « Sexy », « Électric Chair », « Bruce », « Science Fiction » et « Mayanga ». Ces tubes sont devenus des moments culturels; des chansons qui ont envahi les mariages, les clubs, les radios, les rues et les stades. Des hymnes à l’amour, à l’élégance, à la confiance, au chagrin et à la fête.
C’est pourquoi son ascension, de Bandal aux soirées à guichets fermés au Stade de France, dépasse le simple cadre musical. C’est l’histoire de la constance qui triomphe sur le doute, de l’excellence qui abolit les frontières, et d’un rêve congolais devenu réalité mondiale.
INDÉTRÔNABLE
Le parcours de Fally Ipupa est important car il montre à des millions de jeunes Africains que la grandeur peut naître n’importe où. Elle peut naître dans un quartier surpeuplé, dans des endroits où les ressources sont rares et où le monde ne s’y attend pas.
Bandal lui a donné du cran, la République démocratique du Congo lui a donné une âme, tandis que le monde lui a offert une scène. Et maintenant, alors que le Stade de France s’apprête à l’accueillir à deux reprises, l’histoire attend.

Lorsque Fally Ipupa montera sur cette scène, il ne sera pas seul ; accompagné d’un nombre record de guerriers (Warriors), il portera les rêves de Kinshasa, le rythme du Congo, la fierté de tout le continent Africain. Il portera l’espoir et l’avenir d’artistes qui savent désormais que l’impossible peut en effet se réaliser.
De Bandal au Stade de France, de légende locale à icône mondiale, l’Aigle n’a pas seulement pris son envol, il a emporté avec lui toute une génération et tout un continent.
LISEZ CI-DESSOUS NOTRE ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC L’AIGLE, FALLY IPUPA
RSA
Nous sommes ici à Paris pour vos deux concerts historiques. C’est la première fois qu’un artiste africain se produit deux fois de suite au Stade de France. Un moment historique, un moment de fierté pour toute l’Afrique, en particulier l’Afrique francophone. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Fally Ipupa
Je me sens bien, je me sens… prêt! Je suis prêt pour cette aventure. Ces deux dates exceptionnelles, les deux, les trois, en tout cas, moi et toute mon équipe, nous sommes pratiquement prêts.
RSA
Comment vous préparez-vous mentalement pour un événement d’une telle ampleur ?
Fally Ipupa
Mentalement, je pense qu’on essaie d’être le plus positif possible, donc on se prépare. Ça fait déjà un bon moment qu’on se prépare, depuis… enfin… depuis l’année dernière, on savait déjà qu’on allait jouer dans ce grand stade. Alors aujourd’hui, on a vraiment hâte d’y être!
RSA
On parle d’une carrière de 20 ans. Il y a 20 ans, vous imaginiez-vous déjà ici, au Stade de France ou dans les grands stades du monde entier, avec autant de guerriers, autant de personnes dans votre équipe ?
Fally Ipupa
Je dirais que j’avais une vision. Mais… Eh bien, c’est vrai que… Je mentirai, si je dis que je me voyais au Stade de France, remporter tant de trophées, vendre tant d’albums, mais ce qui est bien, c’est que j’avais toujours une vision, je voulais avoir une grande carrière. Mais bon, Dieu merci, on a réussi à accomplir Ça. Et puis, on va encore accomplir beaucoup plus. Donc, c’est bien. Je suis reconnaissant, en tout cas.

RSA
En parlant de réussites, parmi toutes vos réussites, de laquelle êtes-vous le plus fier ?
Fally Ipupa
Souvent, quand on me pose cette question, je réponds toujours : « C’est mon premier album. » Parce que c’est vraiment le début de cette aventure. C’est l’album qui m’a permis d’être un artiste solo, qui m’a permis de partir en tournée, d’en faire plus. Je dis toujours que, pour moi, c’est le tournant, c’est la chose la plus importante.
RSA
Quand on regarde votre équipe aujourd’hui, vous avez un groupe de musiciens vraiment impressionnant, capables d’évoluer, de voyager avec vous et de découvrir le monde. Et ce qui est incroyable et vraiment touchant, c’est la loyauté que ces personnes ont envers vous, mais aussi envers vos guerriers. Comment construisez-vous cela ? Comment arrivez-vous au point où vous brillez tous ensemble ? Comment parvenez-vous à partager cette lumière avec les autres, puisque vous l’avez fait à travers votre équipe ?
Fally Ipupa
Pour commencer, la loyauté de mon équipe est inébranlable, et elle est réciproque, elle est au moins aussi forte. Il y a des gens qui travaillent avec moi depuis le début, même mes amis d’enfance. Il y a le directeur des répétitions de mon groupe, l’ami avec qui j’ai commencé à faire de la musique. Je veux dire, le jour où j’ai décidé de faire de la musique pour la première fois, c’est avec lui que j’ai commencé. Il jouait de la batterie, je chantais, et il est toujours avec moi aujourd’hui. C’est vraiment un ami que je connais depuis Bandal et tout ça. Le chef d’orchestre, de même, c’est la personne avec laquelle j’ai commencé ma carrière musicale professionnelle. Le premier enregistrement à Kinshasa pour la télévision, il était là.
Et puis il y a le grand DA. Le gars que j’ai appelé tout à l’heure, c’est mon grand frère du quartier ; on a même commencé ensemble avant la musique. Donc, pour te dire la vérité, c’est réciproque. C’est normal. Je dis que la loyauté ne devrait pas être un luxe. Ça devrait être naturel. Si ça commence à devenir un luxe, il y a un problème. Et, bon, pour répondre à la question des guerriers, c’est une famille, une grande communauté, une famille. Eh bien, comme dans toute famille, toutes les familles, il y a toujours… Comment dire ? Des gens qui peuvent parfois s’égarer, mais c’est une grande famille. C’est une famille qui me soutient, des gens qui sont là pour moi, et ils savent que je les aime. Et ça fait partie de ça aussi ; ils ne sont pas juste là parce qu’ils m’aiment bien, tu vois ?
Ils sont avec moi parce que l’idéologie, là, on a une vision…et ils ont d’abord soutenu les œuvres, puis ils sont devenus des guerriers. Cela prouve qu’en 20 ans de carrière, je m’en suis plutôt bien sorti, vous savez.
RSA
Tout à fait. Et en effet, au sein des Warriors, et au-delà des Warriors, il y a beaucoup de jeunes Africains qui s’inspirent de vous, voire certains aînés qui s’ inspirent. Quel conseil donneriezvous aux jeunes qui vous admirent aujourd’hui et qui se disent, en particulier les jeunes artistes francophones : « Moi aussi, j’atteindrai ce niveau » ?
Fally Ipupa
Si j’ai un conseil à donner aux jeunes qui veulent se lancer dans quelque chose, qu’ils soient artistes ou non, footballeurs, athlètes, médecins, c’est de rester concentrés, d’être sérieux et d’aimer ce qu’ils font. En parlant d’artistes ou d’athlètes, il faut d’abord le vouloir… Il faut aimer ce que l’on fait avant d’aimer le star-system. Parce que souvent, les jeunes d’aujourd’hui ont tendance à mettre la charrue avant les bœufs. C’est-à-dire qu’ils aiment trop le star-system, mais pas le travail qui se cache derrière. C’est-à-dire qu’ils sont déjà… Dès qu’ils commencent, ils sont déjà des superstars. Il faut passer beaucoup de temps à travailler. Il faut travailler. C’est grâce au travail que tout viendra. Devenir une star un jour, c’est bien, mais avoir du fond, c’est encore mieux.
Il faut savoir se défendre, parce que tu vois, ça fait plus de deux mois qu’on se prépare pour le Stade de France. Et les gens qui viendront, ils verront qu’on s’est préparés. Et les gens qui viendront, ils entendront des chansons, ils nous verront danser….Ils verront un vrai spectacle. Un vrai, un vrai ! Un vrai spectacle, ils me diront : « Ouais, il n’a pas fait n’importe quoi. » C’est du travail. C’est du travail. Tu vois, en ce moment, on m’a interdit de donner des interviews. Ils m’ont dit : « OK, tu dois reposer ta voix. » Mais je continue quand même à te donner une interview. C’est du travail. Et on verra les fruits de ce travail. Donc il faut avant tout travailler.
RSA
Tout à l’heure, tu parlais de la famille. La famille est très importante. Il y a beaucoup de gens, dont moi, dont toi, qui ont perdu leurs parents. Parfois de manière très tragique. Quelle importance a la famille pour toi ?
Fally Ipupa Oui, je pense que la famille restera, parce qu’on ne choisit pas sa famille. Il faut le dire, de nos jours, surtout en Afrique, non pas seulement en Afrique, mais partout dans le monde, il y a des familles déchirées à cause de choses stupides, il y a des familles qui ne sont pas forcément d’accord. Mais bon, ça reste… Ça restera toujours le lien, ça restera toujours… Ça, je pense, c’est ce qu’on ne choisit pas.
Toi aussi, tu as perdu tes parents. Ton père a perdu son âme. Voilà, c’est… Et c’est le monde, c’est la loi de la nature, c’est la réalité. C’est-à-dire que c’est dur, mais il faut vivre avec, il faut s’en accommoder, il faut être fort. Alors, beaucoup de force à nous qui sommes orphelins. Surtout pour nous, les orphelins des deux parents, c’est encore plus compliqué. Mais c’est la vie.
RSA
Et si vos parents étaient là aujourd’hui, que leur diriez-vous ?
Fally Ipupa
Je n’allais rien leur dire. C’est eux qui allaient me parler. Vous savez, pour nous… Pour nous qui sommes de Kinshasa, Congolais, je ne sais pas, ou Africains, les enfants n’avaient pas grandchose à dire à leurs parents, parce que c’est souvent l’inverse. Ce sont les parents qui parlent et nous on écoute.
RSA
Ils ne disent rien ?
Fally Ipupa
Non, c’est moi qui commande. Non, je plaisante. C’est un peu différent pour nous. On discute un peu. Mais c’est toujours moi qui ai le dernier mot. Moi et leur mère, bien sûr.
RSA
Le petit Fally a grandi. Aujourd’hui, c’est une star internationale. Si vous pouviez parler au Fally de votre enfance, que lui diriez-vous aujourd’hui ?
Fally Ipupa
Merci. Merci, c’est grâce à lui que le Fally d’aujourd’hui peut se permettre de jouer dans des stades, d’être avec vous et de donner des interviews. C’est donc le courage du petit Fally. Je parle du petit Fally et non pas du petit Fally l’autre artiste (rire)
RSA
Sisi je compris, on parle bien du petit Fally Ipupa, Aigle, Dicap, la Merveille!
Fally Ipupa
Non, tu comprends, la réponse est là aussi. Non, ça va, il remercierai le Fally de l’époque, le jeune Fally.
RSA
Et si tu pouvais te donner un conseil, de quand tu étais plus jeune, que tu comprends aujourd’hui, ou s’il y a un conseil de vie que tu peux donner aux gens qui nous regardent aujourd’hui, quel serait ce conseil ?
Fally Ipupa
Un conseil. Je vais vous donner un conseil pour les Africains. Il faut éviter de s’attirer des ennuis. Il faut éviter les conflits, éviter les polémiques, éviter les affrontements, éviter toutes ces absurdités qu’on voit sur les réseaux sociaux. Utilisez vos réseaux pour faire le bien. Donc, un conseil : soyez des gens bien parce que tout vous reste sur internet de nos jours. Et il faut faire très attention. Tout vous reste, et ces choses sont très, très, très dangereuses. Aujourd’hui, on le voit… Il faut vraiment faire très attention.
En gros, suivre le droit chemin.
RSA
Le droit chemin !
Fally Ipupa
Comme mon premier album!

RSA
Alors, à quoi peut-on s’attendre les 2 et 3 mai au Stade de France ?
Fally Ipupa
Ça va être exceptionnel, grandiose, légendaire, historique. Ce sera certainement, sinon lmeilleur, du moins l’un des meilleurs concerts et spectacles que ces stades aient jamais vus. On va faire trembler les tribunes, ça va être bien, ça va être très, très bien.
RSA
Et où te vois-tu dans le futur ?
Fally Ipupa
Dans le futur ? Je l’annoncerai le 3. Donc, pour ceux qui seront là le 3, vous aurez des surprises.
RSA
On sera là le 3.
Fally Ipupa
Oui!
RSA
Et on le saura le 3!
Fally Ipupa
Oui ; il y a de grosses surprises qui vont se produire dès le 3. Et puis après… On annoncera des choses.
RSA
Écoute, Fally, merci beaucoup. Tu es une source d’inspiration pour nous tous ici, pour l’Afrique. Tu es une fierté et pas seulement pour l’Afrique francophone. Ce que tu as fait pour l’Afrique francophone, pour nos artistes, nos musiciens, est tout simplement incroyable. C’est historique. C’est légendaire. Merci. Merci à toi. Merci au petit Fally d’avoir cru en toi et d’être arrivé là où tu es aujourd’hui.
Fally Ipupa
Et à ses rêves!
RSA
Voilà! Merci beaucoup.
Fally Ipupa
Merci beaucoup à vous aussi! On est ensemble!

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Translation : @Karinensula
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